Clé du livre "Des Outils pour la GPI" de JL Brissard et M Polizzi aux éditions AFNOR Gestion 1990.

Clef : Systémique


  1. Désignation simillaire
  2. Vocabulaire général
  3. Principe_de_totalité
  4. Exemples

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Désignations similaires

Vocabulaire général

Système
Un système est un ensemble d'éléments en interaction dynamique, structuré en fonction d'un objectif.

Cybernétique
C'est l'étude des systèmes considérés sous l'angle de la commande et de la communication.

Principe de Synergie
La synthèse des énergies d'un tout est davantage qu'une forme globale (2+2=5).

Principe de Totalité
La réunion de sous-système optimaux ne constitue pas, en général, un système optimal.
C'est sur ce dernier point que nous allons porter notre étude.

Principe de Totalité

Commençons par donner deux formulations différentes et complémentaires de ce principe :

Nous allons maintenant imager ce principe au travers d'exemples.

Exemples

Exemple Systémique 1

Dans un grand magasin, on décide de rechercher le service ayant le plus de "rendement", c'est-à-dire celui dont le rapport entre le chiffre d'affaires et la surface au sol est le plus grand. C'est le salon de thé qui se révèle être ce service ! Si l'optimum local est l'optimum global, alors il faut transformer tout le magasin en salon de thé! Le principe de totalité nous met en garde contre cette conclusion. En effet, le nouveau système imaginé pour avoir un rendement maximum n'aurait pas de client.

Exemple Systémique 2

Dans un atelier un opérateur se voit donner le travail suivant :

LUNDI

MARDI

8-10h : 1 lot de pièces "b"
10-12h30 : 1 lot de pièces "A"
13h30-15h : 1 lot de pièces "c"
15h-17h : 1 lot de pièces "D"
8-9h : fin du lot "D"
9h-11h : 1 lot de pièces "b"
12h-14h30 : 1 lot de pièces "A"
14h30-16h : 1 lot ....

Ce que l'on peut représenter par le graphe suivant :

Si l'ouvrier raisonne localement, pour optimiser les temps de réglage, il va regrouper les lots de pièces "b", "A', et "c". Il aura ainsi économisé cinq réglages. Sa planification locale sera donc :

En revanche, la planification fournie à l'ouvrier tenait compte de l'optimum global, c'est-à-dire, dans notre cas, la satisfaction du client. Aussi les

articles "3", puis "1" et enfin "2" pouvaient être livrés sans retard :

Puisque les nomenclatures de ces trois articles sont :

1 : b + A + c,
2 : b + A,
3 : b + A + c + D,

la recherche d'un optimum local entraîne au minimum la commande "3" en retard, comme nous pouvons le voir ci-dessous:

Ce retard peut être amplifié si le poste d'assemblage, ne voyant que des pièces de type "b" et "A", optimise sa production et assemble donc le maximum d'articles "2" ...

Exemple Systémique 3

Pour illustrer le théorème de Bellman, nous prendrons le cas d'un réseau "PERT" (voir page 135). En effet, le chemin critique est la trajectoire optimale menant de l'état initial (le début "-") à l'état final (la tâche "Fin"), et ce, en prenant comme critère d'optimisation la "maximisation" du délai. Il est facile de vérifier que si l'on est sur le chemin critique, alors, on retrouve forcément ce même chemin pour aller vers l'état final (tout en gardant le même critère d'optimisation, bien sûr).

Exemple Systémique 4

Si l'on considère le cycle de vie d'un article, l'état initial est généralement une idée qui permet de répondre à un besoin. Ensuite viennent tous les états intermédiaires créés par le bureau d'études, puis le bureau des méthodes et enfin l'atelier. L'état final est, bien sûr, l'article vendu.
Une des conséquences du théorème de Bellman est qu'il faut se placer sur la trajectoire optimale (le coût minimal en général) pour pouvoir progresser vers l'état final de façon optimale. Il est donc hors de question de vouloir optimiser un poste de production tant que cette trajectoire n'a pas été définie globalement. C'est d'ailleurs ce point de vue que "l'analyse de la valeur" a mis en relief ces dernières années.

En conclusion, nous avons vu un des aspects de l'utilisation de la systémique en gestion de production. Cette façon d'aborder les problèmes semble pouvoir être considérée comme un langage clarificateur pour les gestionnaires. Sa généralisation permettrait donc une meilleure communication entre les différents services, voire même les différentes entreprises.

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SH & MP le 01/09/99